Lettre D / Dédicace, Didelot, dominoté, dos, Doré Gustave …

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Dédicace
Hommage qu’un auteur fait de son oeuvre à quelqu’un par une inscription imprimée en tête de l’ouvrage. Formule manuscrite sur un livre pour en faire hommage à quelqu’un.

Didelot
Caractère d’imprimerie caractérisé par sa solidité et son aspect rustique, originaire des Vosges.

Dominoté (papier)
Papier marbré ou colorié servant de page de garde ou de brochage pour certains ouvrages. On dit aussi dominoterie pour ce type de papier.

Doré, Gustave
Ce grand dessinateur français est né à Strasbourg le 6 janvier 1832. Tout jeune on le voit s’intéressé au dessin, au théâtre et à la musique. Il adore les acrobates forains. C’est la belle époque du CHARIVARI, publié à Paris par Charles Philipon, où deux artistes célèbres, Daumier et Gavarni, font paraître leurs fameuses caricatures. Le jeune Doré s’y intéresse beaucoup et il dessine même une première suite, LES AVENTURES DU CHIEN FOUILLOUX, qui est une révélation pour ses parents. Ces derniers comprennent vite que leur fils Gustave sera un artiste. La mère se rend alors à Paris et montre quelques oeuvres du jeune dessinateur à Horace Vernet qui est émerveillé par les qualités de cet enfant. Il n’a que onze ans lorsque son premier dessin est imprimé, à Bourg. C’est là que commence un travail ardu et constant qui ne sera interrompu que quarante ans plus tard, à la mort de l’artiste. Au mois de septembre 1847, Gustave Doré part pour Paris. Il présente quelques dessins à Philipon, fondateur de LA CARICATURE et du CHARIVARI, qui l’engage immédiatement au JOURNAL POUR RIRE, dont la publication commencera quelques mois plus tard. Gustave n’a que seize ans et il doit continuer, malgré son travail, ses études classiques au lycée Charlemagne, où ses camarades aînés sont Edmond About et Hyppolyte Taine. Le succès qu’il obtient au JOURNAL POUR RIRE ne lui fait pas perdre la tête. Son intention est toujours d’étudier la peinture et c’est d’un monsieur Dupuis qu’il apprendra les premiers rudiments de la couleur. En 1853, il expose au Salon. Il publie aussi plusieurs albums de lithographies. À vingt ans, gustave Doré est considéré comme un grand dessinateur comique.Il boulverse le rapport existant entre l’artiste et le graveur: il ne dessine plus à la mine de bois, il jette son dessin au lavis ou à la gouache, et il demande au graveur de l’interpréter, en étant fidèle, non pas au trait, mais au mouvement, à la lumière, au sens. Comme illustrateur de livres, il fait ses débuts avec quatres ouvrages du bibliophile Jacob: VERTU ET TEMPÉRAMENTS, LA SOEUR DU MOGRABIN, LA CHAMBRE DES POISONS et LA FOLLE D’ORLÉANS. D’autres suivent immédiatement. Les sujets les moins propres à l’illustration ne le rebutent pas. C’est ce qui fit dire à Théophile Gautier, trente ans plus tard: “Je suis sûr que si on lui exposait un thème quelconque, par exemple: l’influence des puces sur la sentimentalité des femmes, il trouverait moyen de l’illustrer de cinq cents dessins.” À 22 ans, il exécute cinq cents dessins, en effet, mais pour un ouvrage intitulé: HISTOIRE POLITIQUE, ROMANTIQUE ET CARICATURALE DE LA SAINTE RUSSIE. Puis, son art devient de plus en plus personnel. Les influences disparaissent à peu près complètement. Gustave Doré va maintenant se faire connaître dans un vaste public avec des illustrations d’une grande qualité qui passent pour des chefs-d’oeuvre: : LES CONTES DRÔLATIQUES d’Honoré de Balzac, et une superbe édition de Rabelais. Il continue quand même sa collaboration aux journaux illustrés, en particulier au MUSÉE FRANCO-ANGLAIS de Philipon, au JOURNAL POUR TOUS, au TOUR DU MONDE d’Édouard Charton, au MONDE ILLUSTRÉ d’Édouard Desfosses. Sa vogue comme illustrateur de livres grandit toujours. Il donne alors DON QUICHOTTE de Cervantes, L’ENFER de Dante, ROLAND FURIEUX de l’Arioste, les CONTES DE FÉES de Charles Perrault et LE PARADIS PERDU de Milton. Ses dessins eurent un grand succès en Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie, Russie, Suède, etc. Pendant ce temps, Doré continue à peindre et à exposer au Salon. Parmi ses toiles pricipales, on compte la BATAILLE DE L’ALMA, le CHRIST GUÉRISSANT LES MALADES, le SERMON SUR LA MONTAGNE et LA SORTIE DU PRÉTOIRE. L’oeuvre de cet artiste reconnu pour son grand coeur et sa simplicité est composé de cent vingt ouvrages illustrés, de milliers de dessins lithographiés ou gravés, de centaines de tableaux, de plus de quatre cents aquarelles et de vingt-six sculptures. (Dans son CATALOGUE DE L’OEUVRE COMPLETE DE GUSTAVE DORE publié en 1931, Henri Leblanc a recensé 9850 illustrations, 68 titres de musique, 5 affiches, 51 lithographies originales, 54 lavis, 526 dessins, 283 aquarelles, 133 peintures, 45 sculptures…) Gustave Doré mourut à Paris en crayonnant les compositions du Corbeau, de Poe, au mois de janvier 1883, âgé seulement de cinquante et un ans. Sa mère était morte peu de temps auparavant; certains ont dit qu’il ne s’était jamais consolé de ce chagrin et que c’est cet événement qui précipita sa mort. On raconte également que le 14 Janvier 1883, il donne à ses amis un dîner fabuleux. Sur la table, des roses blanches et des lilas blancs, comme pour un repas de deuil. A la fin du repas, il prononce une oraison funèbre. Il meurt 9 jours plus tard…Son oeuvre reste celle d’un bourreau de travail. Un des plus beaux éloges que reçut Gustave Doré est cette phrase de George Sand: “vous avez élevé d’un degré votre génération; vous l’avez rendue plus artiste.”

Dos
Partie d’un livre qui unit les deux plats ( opposé à tranche).

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